Appel à textes - Thème Libre

Organisateur Revue Poéthisthme

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5.000
Frais 0 €
Public Ouvert à tous
Envoi Papier
Avant le 9/04/2022 Vu 446 fois
Ouvert à tous				 

Attention, ce concours est fermé

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REQUÊTE TEXTUELLE ET VISUELLE 


Numéro HORS-SERIE

« Tout récit historique est un faisceau particulier de silence. C’est un exercice de pouvoir qui rend certains récits possibles et en réduit d’autres au silence. Dans ce récit fabriqué, tous les silences ne sont pas égaux. Notre travail de cinéaste, d’écrivain, d’historien, de créateur d’images, est de déconstruire ces silences. »

Raoul Peck, Exterminez toutes ces brutes (2/4), France/États-Unis, 2021.


Nous sommes face à un évènement dont l’Histoire se ressaisira un jour, dans les manuels, les discours et les récits politiques. Tout en prenant conscience de l’horreur, par l’émotion, nous commençons à former nos premiers souvenirs sur lesquels nous fonderons demain une réflexion sur ce qui s’est passé. Nous sommes sur le bord de la mémoire : c’est en ces moments que se joue et s’écrit, déjà, le récit historique à venir.

Certain.e.s d’entre vous sont peut-être comme artistes, poètes, peintres, musiciens… Nous sommes avant tout humains et c’est en cette qualité que POETISTHME vient vous demander de vous engager. L’art est avant tout affaire d’humanité, comme nous le rappelons si souvent en faisant appel à la voix de Vicente Aleixandre : « La poésie doit être humaine. Si elle n’est pas humaine, ce n’est pas de la poésie. »

Notre défi, l’actualité le sort de l’idéalité et du simple esthétisme, c’est d’être plus que jamais humain dans nos créations afin de soutenir celles et ceux qui, en ces jours, souffrent, se battent malgré eux, avec des armes et hélas pas avec des mots. Car c’est une chance que de faire entendre sa parole, de pouvoir s’affronter avec des mots… Lorsque cela n’est plus possible, le fracas du verbe laisse place à celui du fer et de son odeur acerbe. C’est ce dont nous sommes témoins. Nous qui avons donc encore la chance de pouvoir dire, d’utiliser des mots comme des armes ; nous qui avons encore le privilège de la parole sous un ciel où nul obus ne vole, nous devons nous faire entendre. Avec tendresse, empathie, colère ou tristesse. Crier, pleurer, scander… Tout ce qui fera vibrer nos cordes vocales sera gagné contre les balles. Plus encore, le terrain conquis grâce à l’assaut commun de nos voix ne sera pas laissé au silence, au silence insidieux qui tue bien après les fusils.

Nous avons une pensée émue pour Mykola Istyn, poète ukrainien avec lequel nous avions partagé pour créer autour de son travail, le second carnet de l’ISTHMOGRAPHE (vous pouvez le lire ICI) . En 2018, fortement engagé dans les transformations sociales que vivait son pays, il avait publié Nextmodernisme de la période post-MAЇDAN et de la guerre du   Donbass. Il vit à Ivano-Frankivsk, ville où sont tombées les premières bombes. Nous sommes actuellement sans nouvelle. Pour lui, qui a certainement dû laisser la poésie pour l’uniforme, et pour tous les autres ukrainiens, nous nous devons de résister, à notre manière.

Gabriel Celaya écrit que « la poésie est une arme chargée de futur ». Nous avons les munitions pour cultiver le fragile espoir de l’immense multitude. Il est temps d’en faire don à celles et ceux qui en ont besoin maintenant.

Jusqu’au 9 AVRIL 2022, nous lançons donc un appel à créations pour ne pas laisser se construire les silences de demain.


DATE BUTOIR : 9 AVRIL 2022

Merci de respecter ces “consignes”:


︎ POUR VOS CRÉATIONS ÉCRITES 

Police : Times New Roman, taille : 12 ; texte justifié (sauf mise en page spécifique)

Limite : 5.000 signes (espaces compris) ou 5 pages maximum pour les formes brèves.

Interligne : 1.0 pour la forme versifiée et 1.5 pour la prose.

Format : DOCX


︎ POUR VOS CRÉATIONS VISUELLES

JPG ou PNG

Résolution 3000 pixels pour le plus grand côté

sans marges ni inscription.


Merci de soumettre vos créations à l’adresse suivante : poetisthme@yahoo.com